Agriculture & Elevage (1.4.2.2)

POTENTIALITES ET OPPORTUNITES

Un grand potentiel en terres cultivables et irrigables

Le Burkina Faso dispose d’un grand potentiel en terres cultivables estimé à 9 millions d’hectares dont environ 46% sont actuellement exploités. Les terres irrigables atteignent 233.500 ha, dont environ12% actuellement exploitées. En outre, le pays dispose de 500 000 ha de bas-fonds facilement aménageables. Les potentialités pour le développement de l’irrigation, de la pêche et de l’aquaculture sont immenses. Avec environ 1.200 plans d’eau (barrages, lacs, marres), le pays peut mobiliser jusqu’à cinq (05) milliards de mettre cube d’eaux de surface par an. En outre, le réseau hydrographique constitué par 5 fleuves principaux (le Mouhoun, le Nakambé, le Nazinon, la Comoé, le Sourou, et la Léraba) permet le réapprovisionnement des nappes phréatique. (Source : Programme National du Secteur Rural 2011-2015).

Des centres de recherches performants et un bon savoir faire paysan

L’Institut de l’Environnement et de la Recherche Agronomique (INERA) dispose de 5 centres de recherche agricole et environnementale performants qui ont généré des paquets technologiques adaptés aux diverses zones agro-écologiques. La valorisation du savoir-faire des paysans burkinabé a permis de mettre au point des techniques éprouvées de conservation de la fertilité des sols, de la biodiversité et de mobilisation/valorisation des eaux de surface.

Sur le plan de la commercialisation et de la transformation

On note l’existence d’un marché sous-régional porteur pour les produits agricoles (niébé, sésame, oignon, maïs).

Il existe aussi un marché domestique avec un réel potentiel de croissance. En effet, l’urbanisation et l’enrichissement national (PIB) offrent de bonnes perspectives de croissance de la demande en produits agricoles (lait, produits carnés, halieutiques et maraichers).

 

OPPORTUNITES D’INVESTISSEMENT DANS LE SECTEUR AGRICOLE

Le pôle de croissance de Bagré

  1. Potentiel économique: Bagré a été identifié comme l’un des sites des pôles de croissance en raison de son fort potentiel en matière d’agroalimentaire, d’horticulture, d’élevage, de tourisme, de pisciculture et de production de cultures de base.
  2. Disponibilité de terres: Disponibilité de grandes superficies de terres irrigables : le potentiel irrigable atteint 21 000 hectares avec des possibilités de sécurisation foncière sur 500 000 hectares déclarés d’utilité publique. Les investisseurs privés / entrepreneurs peuvent accéder au terres agricoles et pastorales de Bagré par des baux emphytéotiques (jusqu’à 99 ans).
  3. Disponibilité de l’eau: Un grand réservoir d’eau disponible pour l’irrigation, l’élevage et les activités de transformation : le barrage de Bagré a une capacité d’environ 1,7 milliards de mètres cubes. Disponibilité d’un excellent réseau d’irrigation primaire pouvant être exploité (irrigation de larges et moyens périmètres).
  4. Bonne logistique de soutien et bon réseau d’infrastructures.

 

  • A nos jours, au moins 200 millions d’euros ont été investis par le Gouvernement pour :
    • la construction du barrage;
    • l’installation de canaux d’irrigation primaires;
    • la distribution d’électricité à Bagré: la centrale hydroélectrique génère 16 MW qui sont mis à disposition pour usage industriel et domestique;
    • des infrastructures routières existantes et l’accès raisonnable aux grands marchés de consommation nationaux et régionaux à partir de Bagré (CEDEAO, UEMOA).

Avantages liés à l´investissement accordés pour le pôle de croissance de Bagré

EXONERATION
  • Droits de douane
  • Prélèvements perçus à l’importation des biens et services strictement destinés à la réalisation du projet
  • Redevance statistiques
  • Prélèvement communautaire solidaire
  • Exonération de la TVA
  • Fiscalité intérieure sur les acquisitions de biens, services et travaux de toutes natures destinées exclusivement à la réalisation du projet
  • Impôts sur les sociétés
  • Contributions des patentes
  • Taxes des biens de mainmorte
  • Taxes patronale et d’apprentissage
  • Impôts sur les revenus des créances

(Source : présentation Pôle de Croissance de Bagré)

Avantages liés à l´exploitation accordés pour le pôle de croissance de Bagré

  • Acquittement des droits de douane au taux de 7,5% sur tous les biens et services importés dans le cadre du projet pendant toute la durée de la convention
  • Exonération totale des droits et taxes de douane sur les biens et services produits transformés dans le cadre du projet
  • Exonération totale de l’impôt sur les sociétés les 7 premières années
  • Réduction du taux de l’IS à 15% au lieu de 27,5% à partir de la 8ème année et ce pendant 12 ans
  • Exonération pendant les 10 premières années   de :
  • Minimum Forfaitaire de Perception
  • Contribution des patentes
  • Taxes des biens de mainmorte
  • Taxes patronale d’apprentissage
  • Impôts sur le revenu des Valeurs Mobilières

Opportunités d´affaires : activités de production

  • Agriculture : 18.000 hectares aménagés à attribuer aux agro-investisseurs dont 13.000 hectares déjà pré-commercialisés
  • Elevage : installation d’entreprises dans la zone pastorale dans toutes les formes d’élevage : volaille, bétail, ruminants, crocodiles, abeilles, aulacodes, autruches
  • Pêche et aquaculture : Production nationale 15.000 tonnes contre 50 000 tonnes d’importation de poisson par an
  • Apiculture : possibilité de souscription pour l’achat d’une ruche à 55 € qui garantit le retour sur investissement en un an
  • Transformation : installation d’entreprises dans la zone industrielle de 180 hectares

Pour de plus amples information, consulter le site : www.bagrepole.com

CONTRAINTES DU SECTEUR AGRICOLE

Globalement, le secteur rural est confronté à des difficultés de financement (difficultés d’accès aux crédits et faiblesse du financement public), à la faible capacité des acteurs et de leurs organisations et à la faible coordination et harmonisation des multiples interventions

Contraintes liées à la production et la commercialisation

Les principales contraintes liées à la production agricoles ont la faiblesse de la pluviométrie et surtout sa mauvaise répartition, la faible maîtrise de l’eau, le coût élevé des intrants et des équipements et la persistance de l’insécurité foncière.

En ce qui concerne la transformation et à la commercialisation, les principales contraintes sont le coût élevé de l’énergie et des équipements, l’enclavement des zones de production, la volatilité des prix des matières premières et des produits finis et l’accès difficile aux marchés régionaux.

Les principales spéculations agricoles

Les productions végétales. Les céréales (mil, sorgho, maïs, riz, fonio) constituent les principales productions végétales au Burkina Faso. Selon le dernier recensement général de l’agriculture (RGA 2008), elles sont pratiquées sur 4.190.344 ha en 2008 (soit 78% des superficies). Parmi les céréales, le mil, le sorgho et le maïs constituent les plus importantes. Elles représentent respectivement 29%, 35% et 11% des superficies céréalières, le riz ne couvrant que 1%. En moyenne 4,2 millions de tonnes de céréales ont été produits par an, au cours des cinq dernières années, ce qui permet de couvrir globalement les besoins alimentaires du pays. Les autres cultures vivrières (niébé, igname, patate douce, voandzou) représentent 3% des superficies totales emblavées. Les cultures de rente (coton, sésame, arachide, soja) sont pratiquées sur environ 19% des superficies totales emblavées. En outre, on note la pratique de cultures horticoles (tomate, l’oignon, la pomme de terre,…). (Source : Programme National du Secteur Rural 2011-2015). 

PROFIL DU SECTEUR DE L’ELEVAGE

  • Le Burkina Faso, 4e pays d’élevage en Afrique de l’ouest et du centre
  • Production de viande en 2012: 319,946 tonnes, nettement en deçà de la demande nationale
  • Production de lait en 2012: 283.6 millions de litres, couvrant à peine 10% de la demande nationale
  • Opportunités d’investissement sur la base de Partenariat Public Privé:
    • Modernisation des abattoirs frigorifiques de Ouaga et Bobo
    • Mise en place d’un couvoir pour la production de poussins métis
    • Mise en place d’une centrale d’achat des médicaments vétérinaires
    • Installation d’unités modernes de transformation du lait à travers le pays

 

<<<  >>>